Objectifs

L’objectif du projet ARRIMÉ est d’améliorer la connaissance des risques associés aux aléas hydrométéorologiques dans un contexte de changements climatiques, afin de mieux anticiper les conséquences de ces aléas sur les activités de la société d’état Hydro-Québec (secteurs Production, Distribution et Trans-Énergie), des partenaires industriels du secteur minier de l’IRME (Institut de Recherches en Mines et Environnement, à l’UQAT-Polytechnique) et du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) du Québec.

Les aléas hydrométéorologiques ciblés ici sont les précipitations et les crues maximales probables, ainsi que les vents intenses.

Les objectifs spécifiques suivants sont également poursuivis dans ce projet :

1) Évaluer la capacité des modèles numériques à bases physiques, incluant le CPM – MRCC6/GEM5 à différentes résolutions spatiales, à produire des simulations représentatives des précipitations extrêmes, des rafales de vents, et du cycle hydrologique au Québec (conditions historiques avec études de cas et futures selon différents scénarios de réchauffement). Ceci comprendra une estimation objective et cohérente avec les approches actuellement ou couramment utilisées pour produire des indicateurs dérivés comme la Précipitation Maximale Probable. L’évaluation de la valeur ajoutée des simulations du MRCC6 (utilisant deux résolutions, et section approches et activités planifiées) inclura la compréhension des processus physiques impliqués dans l’occurrence, la durée et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes (échelles horaires à quotidiennes) ;

2) Développer des méthodes innovantes de post-traitement des variables météorologiques (occurrences simples ou combinées) pour l’identification et l’évaluation des conditions climatiques associées aux précipitations extrêmes, PMP, CMP et aux systèmes de méso-échelles et orages qui ont un impact sur la durée et l’intensité de la précipitation et des vents intenses (horaires à plusieurs jours) à fines échelles (ex., événements multivariés combinant rafales de vents et précipitations extrêmes) ;

3) Intégrer ces informations climatiques dans les outils développés par les différents partenaires et évaluer l’impact de cette information climatique nouvellement générée (ex., modélisation hydrologique, gestions des acquis (infrastructures) et gestion des résidus miniers) ;

4) Intégrer l’information sur les risques climatiques dans le processus de prise de décision et d’ingénierie dans un cadre d’analyse de risques avec des approches probabilistes. Appliquer les nouvelles approches à des infrastructures réelles (ex., ouvrages de rétention d’eau à l’aide des probabilités de récurrence) afin d’évaluer l’impact des changements anticipés sur leur capacité à faire face aux événements extrêmes futurs. À noter qu’il existe actuellement des critères de design qui exigent des probabilités de récurrence selon le niveau de conséquences en cas de rupture en période de crue, mais ces critères ne tiennent pas compte des incertitudes liées aux CC.

Crédit photo : Clémence Benoit.

Recherche partenariale : En plus de contribuer au financement du projet, les différents partenaires jouent un rôle majeur au sein des travaux de recherche notamment par la codirection d’étudiants.es formés.es dans le cadre dudit projet, la participation active d’experts, incluant des experts aux opérations dans toutes les phases du projet, et via le transfert de connaissances incluant l’accès et le partage de codes, d’outils et de données.

Retombées : Ce projet permettra : aux partenaires, décideurs gouvernementaux, aux chercheurs et aux intervenants ; de bénéficier, en complément de l’information existante, d’une information renouvelée sur les risques climatiques et hydrométéorologiques. Ce projet devrait aussi contribuer à la conception d’ouvrages plus résilients et à l’élaboration de politiques publiques éclairées et novatrices pour s’adapter aux conséquences des changements climatiques. Ceci s’avère crucial afin de réduire autant que possible les risques et les conséquences associés aux bouleversements du climat en cours et à venir.